Ces trafics de stupéfiants en ce moment nous pourrissent la vie à Saint-Ouen

  • Par sophie123
  • Le 27/09/2009
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"Je suis bouleversée et catastrophée (...) Ces trafics de stupéfiants en ce moment nous pourrissent la vie à Saint-Ouen. C'est le règne de la mafia et des trafiquants de drogue dans certains quartiers et je ne peux l'accepter", s'est indignée sur Europe 1 la maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon :

 

 

Samedi, deux jeunes hommes sont morts dans une fusillade. L'un d'eux, âgé de 25 ans, a été retrouvé vers 16h10 "grièvement blessé sur la voie publique avec deux balles dans le thorax : il est décédé peu après sur les lieux", a expliqué la préfecture de police de Paris, confirmant une information de Leparisien.fr. Le second a été retrouvé au pied d'un immeuble d'une dizaine d'étages au 59, rue Arago. Agé de 29 ans et "connu des services de police pour des trafics de stupéfiants", il est mort après son transfert à l'hôpital Bichat.

L'enquête a été confiée au service départemental de la police judiciaire. Pour l'heure, on croit à un "règlement de compte lié au marché de la drogue". D'autant plus que les actions de ce genre se sont multipliées ces six derniers mois. Le 13 juillet, un homme de 20 ans est mort après avoir reçu une balle dans la tête lors d'une rixe entre bandes rivales. Selon Mme Rouillon, une autre fusillade a eu lieu "la semaine dernière", sans toutefois faire de blessé. Et début septembre également, un policier de 24 ans qui sortait d'une intervention dans un squat de Saint-Ouen, en civil, avec le brassard "police", avait été renversé par une moto qui avait foncé sur lui.

Les habitants ne cachent pas leur peur. "Je me sens abandonnée", confie Martine, 52 ans, qui juge que ce qui est arrivé était "prévisible". "En France, on tolère qu'une zone de non-droit puisse se constituer, que des populations soient laissées dans cette situation", dénonce-t-elle.

"A 22 heures, c'est le couvre-feu", explique un autre habitant à Laure Dautriche :

 


Jacqueline Rouillon réclame plus de présence policière autour de la gare de Saint-Denis et à Saint-Ouen "pour rétablir l'ordre". Toutefois, note, désabusé, Farid Afella, président de l'association Jeunes et police Ile-de-France, "la police n'a pas assez d'effectifs et de véhicules". "Du coup", dit-il, "les habitants sont délaissés" et "on laisse les voyous faire ce qu'ils veulent".

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