Informer et convaincre

  • Par sophie123
  • Le 28/09/2009
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Informer et convaincre

Michel Chassier

Michel Chassier

Éditorial hebdomadaire de Michel Chassier

Si les Français se rendaient vraiment compte de la situation de leur pays, ils rejetteraient en bloc les politiciens qui en partagent la responsabilité : UMP, PS et leurs alliés, et devraient se tourner vers le seul mouvement capable encore de résister : le Front National. Il y a pour cela deux conditions :

La première est qu’ils soient informés.

Ce n’est pas le cas. Nous venons de le voir cette semaine avec le mauvais film signé Besson-Sarkozy sur la « jungle » de Calais, que les médias nous ont resservi en boucle pendant trois jours. Coup d’épée dans l’eau qui ne règle rien, sauf que davantage de ces clandestins seront pris en charge, et beaucoup régularisés. Mais le coup de pub a fonctionné, et un certain nombre de naïfs vont croire en la fermeté du gouvernement dans la lutte contre l’immigration « subie ». Cela d’autant plus que la gauche joue parfaitement son rôle avec ses protestations rituelles qui ne font que conforter l’image d’intransigeance cultivée par le petit gouverneur de la France. Apparemment la comédie fait encore recette, puisqu’on nous la rejoue régulièrement.

En tout cas, elle a permis de faire oublier l’aggravation des violences subies au quotidien par le Français, comme on vient de le voir en début de semaine à Gonesse. À l’inverse de Calais, les caméras n’étaient pas nombreuses pour en montrer les images au bon peuple. Sur l’origine des « jeunes » auteurs de ces violences barbares, commises contre des lycéens trop français, nous n’avions aucun doute. Quelques images furtives passées sur TF1 nous le confirment. Elles montraient des « jeunes » dont on cachait le visage, mais à voir leurs mains, ils auraient du mal à montrer « patte blanche » comme dans fable de La Fontaine…

Il faudrait parler aussi de la situation économique désastreuse, et de la faillite –dixit François Fillon- de nos finances publiques. Cette semaine, le secteur de l’automobile était touché à nouveau, on annonce des suppressions de postes à Air France. Au-delà des producteurs de lait et de fruits qui ont fait l’actualité, c’est toute la filière agricole, immolée par Chirac sur l’autel de l’Europe et du libre-échange, qui est mortellement touchée. Mais les gesticulations de Sarkozy à l’ONU et au G20 donneront peut-être l’illusion que la France est encore une grande puissance…

La deuxième est de convaincre.

Car l’omerta médiatique, le trucage des chiffres de la délinquance, l’agitation sur la scène internationale ne parviennent plus à faire illusion. Malheureusement, cela se traduit par un découragement, un désintérêt des Français pour la politique, que nous pouvons constater davantage à chaque élection. Et cette réaction s’explique fort bien : en 2002, alors que Jean-Marie Le Pen était parvenu au second tour, son adversaire a refusé de débattre, et encouragé une campagne de haine sans précédent. En 2004, alors que le Front National améliorait son score aux régionales, il obtenait moins de sièges à cause de M. Raffarin, qui avait tripatouillé le mode de scrutin. En 2005, les Français ont voté contre le traité de Lisbonne, en 2008 il leur est imposé. Alors oui, le « peuple souverain » a bel et bien l’impression que l’on ne tient pas compte de son vote, dès lors à quoi bon mettre son bulletin dans l’urne ?

C’est une des causes de notre tassement électoral, qui permet ensuite à Sarkozy de prétendre avoir « tué » le Front National, ce qui accentue le découragement.

C’est pourquoi nous devons mettre les bouchées doubles pour convaincre nos compatriotes d’abord qu’il faut aller voter, parce que l’abstention des mécontents favorise toujours le système en place, ensuite qu’ils peuvent faire confiance au Front National et à lui seul. En effet, nous sommes le seul mouvement d’opposition nationale implanté sur tout le territoire, présent dans toutes les élections, disposant de cadres et militants fidèles, capable de riposter, et demain de l’emporter pour remettre la France sur les rails.

Cela ne se fera pas en un jour, mais il faut se mettre à l’ouvrage dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard. Il faut que les sympathisants deviennent des adhérents, que les adhérents deviennent des militants. Les cantonales en 2008, puis les européennes en 2009 ont marqué le début de notre redressement. En mars 2010, à l’occasion des régionales, nous devons gagner, car nous sommes le seul recours des Français.

Pour cela, à nous, à chacun d’entre vous de les informer par tous les moyens à notre disposition, et de les convaincre.

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